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Vidéosurveillance : le PS et la Cnil pour un meilleur contrôle

L’annonce d’un triplement des caméras sur la voie publique a suscité un tollé à gauche. Et chez le gendarme des fichiers.

Tripler le nombre de caméras sur la voie publique ? Pour le secrétaire national du PS chargé de la sécurité, Jean-Jacques Urvoas, «il s’agit d’une mauvaise réponse». Cet universitaire de formation a remplacé au pied levé sur ces questions le député Julien Dray. Et il ne craint visiblement pas d’être désavoué par les grands élus de terrain qui, comme les socialistes Bertrand Delanoë, à Paris, ou Gérard Collomb, à Lyon, ont investi dans cette technologie aux vertus apparemment dissuasives.

«Aucune étude scientifique ne démontre l’efficacité de la vidéosurveillance pour lutter contre la délinquance», déplorait le spécialiste du PS en milieu de se­maine. Le rapport de l’IGA et de ses inspections cousines comblera peut-être un vide, bien que d’autres travaux existent, comme un rapport de l’Institut national des hautes études de sécurité (Inhes) qui concluait en 2008 à l’obsolescence du système de vidéoprotection dans l’Hexagone.

Selon M. Urvoas, les caméras ne font que «déplacer le problème». Mais les inspections du ministère de l’Intérieur aboutissent à d’autres conclusions : «On peut constater que l’effet de la vidéoprotection sur la prévention de la délinquance dépasse le périmètre de la zone vidéoprotégée», écrivent même leurs enquêteurs.

« Il faut une garantie pour le citoyen »

D’après Urvoas, «il est impossible de connaître le coût de ces installations». Et d’ajouter : «C’est bien beau de vouloir tripler un nombre qui n’existe pas !» Pour lui, «il faut qu’il y ait un contrôle plus important». Et il n’est pas seul à le dire. À la tête de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), Alex Türk est tout aussi catégorique : «Personne, y compris au ministère de l’Intérieur, n’est capable de déterminer le nombre exact de caméras de surveillance sur la voie publique (…) certaines sont illégales.»

Son remède ? «Un contrôle global et professionnel» des systèmes de vidéosurveillance «dont la Cnil doit être investie». Selon lui, «il faut une garantie pour le citoyen, et cette garantie passe par le contrôle et l’écriture d’une charte». Les opérateurs vidéo des communes doivent aussi être formés. Ce que préconise d’ailleurs le rapport de l’IGA. Les nouveaux systèmes mis en place, comme à Paris, reposent déjà sur des chartes de bonne conduite. Mais le gouvernement n’est guère enclin à en confier l’arbitrage au gendarme des fichiers. «Cette bataille dure depuis 1992», assure le criminologue Alain Bauer.

via Le Figaro

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