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Archive for septembre 2009

Tout savoir sur la vidéo surveillance

La vidéosurveillance est un système de caméras disposées dans un espace public ou privé pour le surveiller. Les images obtenues avec ce système, sont ensuite visionnées et/ou archivées. Selon ses partisans, un tel système permet de prévenir la criminalité (vols, agressions, etc.) et d’opérer un contrôle social (mouvements de foule, etc.). Ses détracteurs lui reprochent son inefficacité, son coût et de nuire à la vie privée.

Le Royaume-Uni est le pays d’Europe le plus surveillé par caméras et Londres est réputée comme étant la ville où la vidéosurveillance (tant publique que privée) est la plus importante. À leur suite, des politiques de vidéosurveillance sont mises en place dans plusieurs villes européennes durant les années 1990.

Plusieurs rapports, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni, esquissent un bilan critique de la vidéosurveillance. Les représentants de Scotland Yard à la Security Document World Conference (avril 2008) parlent ainsi de utter fiasco (échec complet).
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Vidéosurveillance : le PS et la Cnil pour un meilleur contrôle

L’annonce d’un triplement des caméras sur la voie publique a suscité un tollé à gauche. Et chez le gendarme des fichiers.

Tripler le nombre de caméras sur la voie publique ? Pour le secrétaire national du PS chargé de la sécurité, Jean-Jacques Urvoas, «il s’agit d’une mauvaise réponse». Cet universitaire de formation a remplacé au pied levé sur ces questions le député Julien Dray. Et il ne craint visiblement pas d’être désavoué par les grands élus de terrain qui, comme les socialistes Bertrand Delanoë, à Paris, ou Gérard Collomb, à Lyon, ont investi dans cette technologie aux vertus apparemment dissuasives.

«Aucune étude scientifique ne démontre l’efficacité de la vidéosurveillance pour lutter contre la délinquance», déplorait le spécialiste du PS en milieu de se­maine. Le rapport de l’IGA et de ses inspections cousines comblera peut-être un vide, bien que d’autres travaux existent, comme un rapport de l’Institut national des hautes études de sécurité (Inhes) qui concluait en 2008 à l’obsolescence du système de vidéoprotection dans l’Hexagone.

Selon M. Urvoas, les caméras ne font que «déplacer le problème». Mais les inspections du ministère de l’Intérieur aboutissent à d’autres conclusions : «On peut constater que l’effet de la vidéoprotection sur la prévention de la délinquance dépasse le périmètre de la zone vidéoprotégée», écrivent même leurs enquêteurs.

« Il faut une garantie pour le citoyen »

D’après Urvoas, «il est impossible de connaître le coût de ces installations». Et d’ajouter : «C’est bien beau de vouloir tripler un nombre qui n’existe pas !» Pour lui, «il faut qu’il y ait un contrôle plus important». Et il n’est pas seul à le dire. À la tête de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), Alex Türk est tout aussi catégorique : «Personne, y compris au ministère de l’Intérieur, n’est capable de déterminer le nombre exact de caméras de surveillance sur la voie publique (…) certaines sont illégales.»

Son remède ? «Un contrôle global et professionnel» des systèmes de vidéosurveillance «dont la Cnil doit être investie». Selon lui, «il faut une garantie pour le citoyen, et cette garantie passe par le contrôle et l’écriture d’une charte». Les opérateurs vidéo des communes doivent aussi être formés. Ce que préconise d’ailleurs le rapport de l’IGA. Les nouveaux systèmes mis en place, comme à Paris, reposent déjà sur des chartes de bonne conduite. Mais le gouvernement n’est guère enclin à en confier l’arbitrage au gendarme des fichiers. «Cette bataille dure depuis 1992», assure le criminologue Alain Bauer.

via Le Figaro

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Vidéosurveillance : le rapport qui prouve son efficacité

Crédits photo : Réa.
Crédits photo : Réa.

EXCLUSIF – Un rapport confidentiel, dont Le Figaro a pris connaissance, conclut, après analyse des statistiques de la délinquance sur la période 2000-2008, à l’effet dissuasif des caméras sur la voie publique.

«L’analyse des statistiques de la délinquance montre un impact significatif de la vidéoprotection en matière de prévention puisque le nombre de faits constatés baisse plus rapidement dans les villes équipées que dans celles où aucun dispositif n’est installé» . Les crimes et délits y chutent même deux fois plus vite qu’ailleurs. Les conclusions du rapport dont Le Figaro a pris connaissance mettront-elles un terme à la polémique sur les dangers réels ou supposés des caméras sur la voie publique ? A l’heure où le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, promet d’en tripler le nombre, «de 20 000 à 60 000 d’ici à 2011», ce document, daté de juillet 2009, témoigne, à tout le moins, que l’hôte de la place Beauvau avait pris quelque garantie avant de s’engager.

L’intérêt de l’étude tient d’abord à la qualité de ses auteurs : l’Inspection générale de l’Administration (IGA), en tant que coordinateur, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l’Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN). Des services au dessus de tout soupçon. Ils avaient été saisis en février pour «évaluer et quantifier l’efficacité de la vidéoprotection». Leur travail a porté sur l’ensemble de 63 brigades de gendarmerie couvrant un territoire équipé de plus de dix caméras et sur le tiers des 146 circonscriptions de police dotées de moyens de vidéoprotection, d’Enghien-les-Bains (12 000 habitants) à Lyon (480 000 habitants) en passant par Nice, Montpellier, Tourcoing, Mulhouse et tant d’autres communes, grandes ou petites.

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Vidéosurveillance : La valse des rapports contradictoires

L’efficacité des caméras contre la criminalité peut être démontrée ou démentie « scientifiquement », selon l’idéologie qu’on défend.

Stein Bagger, fugitif danois, filmé à son arrivée à l'aéroport de Los Angeles en décembre 2008 (Ho New/Reuters).

La videosurveillance est un de ces sujets qui divisent en deux clans inconciliables. Au-delà du débat sur les libertés publiques, et du danger potentiellement encouru par l’installation de cet œil de « Big Brother », les interrogations se sont notamment concentrées autour de l’efficacité d’un tel dispositif.

Et chacun de mobiliser spécialistes et rapports pour justifier son point de vue. La guerre de l’expertise est lancée. La moindre étude est exploitée politiquement, quitte à s’appuyer sur des résultats qui se contredisent.

Une inefficacité démontrée, études à l’appui

Un des arguments des détracteurs des caméras de surveillance dans les lieux publics est l’absence de résultats mesurables en terme de baisse de la délinquance et d’expertise fiable.

Ils n’ont pas hésité à mobiliser nombres d’études et d’experts étrangers, démontrant que l’on était incapable d’affirmer une quelconque efficacité de la vidéosurveillance. Quand ces études ne démontrent pas une inefficacité avérée.

Il en est ainsi du rapport officiel du Viido (« Visual images, identifications and detections office »), un service de Scotland Yard, présenté le 6 mai dernier par le Guardian. D’après cette étude, l’investissement colossal dans la vidéosurveillance n’aurait permis d’élucider que 3% des vols dans la rue à Londres. Un argument visiblement incontestable, et donc primordial pour les opposants.

Côté européen, le rapport final du programme de recherche « Urbaneye » va dans le même sens :

« La majorité des réseaux de vidéosurveillance visent à prévenir les comportements déviants en exerçant une dissuasion (“deterrence”) symbolique mais plus ou moins inopérante (“incompetent”) : tandis que les caméras sont très facilement visibles par les surveillés, ceux-ci sont beaucoup plus difficiles à voir pour les surveillants, à cause d’un visionnage irrégulier et de la trop grande quantité d’informations à traiter. »

Dès octobre 2005, un rapport français met en avant de sérieux doutes quant à l’efficacité de la vidéosurveillance, et montre que les élus locaux « négligent dans 90% des cas » de mesurer l’impact de leur investissement.

Quand il n’y a pas de rapport, les experts ne sont pas en reste pour s’exprimer. Le sociologue Tanguy Le Goff a ainsi pu exposer de nombreuses réserves, notamment sur les lacunes en terme d’information.

L’expert américain en sécurité Bruce Schneier va plus loin : l’inefficacité a été démontrée « again and again », très peu de crimes sont résolus, et l’effet dissuasif est minimal.

Une efficacité prouvée par les rapports

Du côté des partisans de la vidéosurveillance, gouvernement en tête, il fallait donc des études démontrant l’utilité du procédé. Sans chiffres, pas de politique légitime. Mission accomplie cette semaine.

Ainsi, La Voix du nord nous a fait part mardi d’un rapport du ministère de l’Intérieur soulignant « l’impact “significatif” sur la délinquance » de la vidéosurveillance dans les transports en commun. Pour le quotidien régional, étude à l’appui, « ce développement aurait favorisé l’efficacité policière ».

Mais c’est au Figaro que les partisans des caméras de surveillance doivent la publication du rapport salvateur. Vendredi 21 août, le Figaro publiait les conclusions d’un rapport confidentiel sur l’utilisation de la vidéosurveillance, qui d’après le titre du quotidien, « prouve son efficacité ».

Selon cette étude de l’Inspection générale de l’Administration (IGA), de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de l’Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN), « l’analyse des statistiques de la délinquance montre un impact significatif de la vidéoprotection en matière de prévention puisque le nombre de faits constatés baisse plus rapidement dans les villes équipées que dans celles où aucun dispositif n’est installé ».

D’après le Figaro, « à l’heure où le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, promet d’en tripler le nombre, “ de 20 000 à 60 000 d’ici à 2011 ”, ce document, daté de juillet 2009, témoigne que l’hôte de la place Beauvau avait pris quelque garantie avant de s’engager ».

Les auteurs du rapport sont tout de même un peu plus nuancés, et précisent que la vidéosurveillance « n’a ensuite un véritable impact répressif et dissuasif que si une sanction pénale est prononcée par une juridiction à la suite de la constatation d’une infraction et de l’arrestation de ses auteurs ».

« 1 000 caméras pour un crime résolu »

Mais un autre rapport interne, de la police britannique cette fois-ci, a souligné l’échec de la vidéosurveillance londonienne dans la « lutte contre la criminalité ». Une étude rapportée ce lundi par SkyNews, qui va strictement à l’encontre des conclusions du rapport mis en avant par Le Figaro.

Le document révèle qu’à Londres, les enregistrements de ces caméras ont été utilisés pour résoudre moins d’un crime pour 1000 caméras.

Le rapport britannique souligne notamment que les agents chargés de surveiller les vidéos manquent de formation adéquate. Scotland Yard recommande la création d’unités spéciales d’enquête vidéo, sans quoi la mise en place de caméras est totalement vaine.

D’après ce même rapport, la vidéosurveillance a ouvert « une brèche potentielle dans la confiance du public, car on dit aux gens qu’ils sont filmés par des caméras de surveillance environ 300 fois par jour, et pourtant quand ils sont victimes d’un crime, aucune piste n’est trouvée ».

La valse des rapports est loin d’être finie. Efficace ? Pas efficace ? Les chiffres et les rapports affirment tout et son contraire. Quand on fait parler les chiffres, les chiffres font parler d’eux. Mais ils ne remplaceront pas les choix politiques.

Photo : Stein Bagger, fugitif danois, filmé à son arrivée à l’aéroport de Los Angeles en décembre 2008 (Ho New/Reuters).

Article via Rue89

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Le premier système de vidéosurveillance sur IP déployé dans un casino en France

Le Casino Théâtre Barrière de Toulouse, l’un des plus récents casinos et centres de loisirs en France, a déployé le système de Vidéo sur IP pour répondre aux besoins et nécessités du service de sécurité et de surveillance. Le Casino Théâtre Barrière de Toulouse est un lieu de loisirs et de culture extraordinaire d’une superficie de 14000m² comprenant une salle de théâtre de 1200 places assisses, 3 restaurants, 3 bars, 14 tables de jeux et 250 machines à sous.

Steve Dupoizat réalisa dès le départ qu’un système de Vidéo IP était fondamental afin de fournir à l’établissement un système fiable, gérant les défaillances et reconfigurable selon les besoins.

La technologie de pointe en matière de compression d’images garantie la diffusion à travers tout le réseau sans aucune perte de trames, quelque soit l’activité ou le mouvement à l’image. Il s’agit là d’un pré requis fondamental de la part du Groupe Lucien Barrière lors du choix de cette nouvelle technologie. Toute baisse du taux d’affichage dans un enregistrement pourrait cacher une activité frauduleuse ou criminelle et rendre les contestations de la clientèle plus délicates à résoudre.

De nombreux avantages ont étés apportés au casino via ce système de Vidéo sur IP, dont la possibilité de pouvoir placer caméras, NVRs et stations « Control Center » en tous points du réseau. Ceci apporte une grande flexibilité et élimine tous points unique de défaillance souvent associés aux systèmes Analogique/DVR. Le casino a mis en place 7 stations « Control Center » dans la salle principale de surveillance, 1 dans la salle de sécurité et 1 sur le bureau du Directeur Général. Il n’y a pas de coût supplémentaire pour cette installation puisque l’interface « Control Center » est sous licence non limitée au sein de l’architecture.

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